Faben, Jen Miller et Dzio, artistes graffeurs à Eclairage Public #5

Tout au long du festival les 24, 25 et 26 septembre et même avant son ouverture au public, des artistes graffeurs sont venus réaliser des fresques & graffitis un peu partout dans l’enceinte du 109. Il y a aussi 3 magnifiques peintures qui ont été réalisées à l’extérieur de la rue Chapel, et les habitants de ce quartier apprécient ; Ces œuvres sont visibles de tous et donnent de la couleur à la rue. 

Malia, Maï et Mohamed ont été interviewés trois artistes du collectif Whole Street invité à l’occasion de l’événement : Faben connu pour son personnage à tête de cœur, Jen Miller artiste peintre qui a réalisé une magnifique vache et une lionne pour rendre hommage aux animaux ; Enfin, Dzio qui peint depuis de nombreuses années des personnages. 

Interview de Faben

Faben est artiste urbain, il fait aussi de la sculpture et des installations. Il décline un personnage « Mister Lover », reconnût avec sa tête de coeur, qui propage un message positif. Pour lui, l’art urbain c’est la liberté des supports et l’accès à tout le monde. L’intérêt pour une ville est d’humaniser les murs qui souvent sont austères.

Aime tant qu’il est temps (…) ; On est tous des artistes ! 

Faben a été à l’origine du collectif Whole Street et explique comment une personne peut venir y participer. L’association comprend aujourd’hui une dizaine d’artistes professionnels et il y a aussi des artistes amateurs. Bientôt, Whole Street sera installé au 109 et aura un local, ce qui permettra de croiser avec les autres disciplines artistiques contemporaines. 

Interview de Jane Miller

Etant actuellement dans une « phase animale », l’artiste Jane Miller explique qu’elle a choisi de peindre des animaux (une vache et à côté, elle a réalisé une lionne), pour leur rendre hommage.

Si l’être humain prenait exemple sur eux, peut-être qu’il ferait moins de mal. 

C’est ce que Jen essaie de faire ressortir dans ses dessins. 

Selon Jen Miller, « l’art urbain est un art accessible à tous, qui est dans les rues pour que tout le monde puisse le voir. Il n’y a pas la barrière des galeries ou des musées, où les gens n’osent pas franchir la porte. Les gens peuvent s’arrêter dans la rue, regarder, observer sans jugement. » 

Interview de Dzio

Dzio est un graffeur depuis longtemps à Nice et qui fait plutôt des peintures réalistes et de vraies personnes. Il se sert essentiellement de bombes comme outil. L’artiste essaie de faire passer l’expression du visage, du regard, de la bouche.

J’essaie de retranscrire ce que je ressens, dans l’immédiat. 

Selon lui, l’art urbain c’est de l’art qui doit être libre. Pas de contraintes, pas de cases. Il ne doit pas être cloisonné ou enfermé dans quelque chose.

Voici tous les graffs que vous pouvez voir au 109 / Photos de Hugo Gueniffey

Reportage de Malia, Maï, Diana et Tania.