
Samedi 7 mars 2026, les jeunes de Ligne16 avec Steeve notre présentateur et Lahna, Nada, Imany, nos chroniqueuses, ont animé une émission radio publique sur « Les masculinités » dans le cadre de l’événement « Festives » organisé à l’Entre-Pont au 109 à Nice.
Des invité(e)s ont pu alimenter le débat avec Prune De Montvallon, directrice du CIDFF06, Camille Privat du Planning familial, Thomas Oudin comédien de la compagnie de L’Embrayage à paillettes ainsi que Noah compositeur dans le milieu du rap et Louis étudiant engagé dans la cause féministe.
L’émission s’est structurée en trois parties et chaque partie a été illustrée par un extrait sonore relayant les paroles des habitant(e)s recueillies lors d’un micro trottoir réalisé en amont (voir l’intégralité du micro trottoir).
-1ère partie (Lahna) : Selon vous, c’est quoi être un homme et quels sont vos modèles masculins ?
-2ème partie (Nada) : Quelle place ont les hommes dans la lutte des droits des femmes ? Que pensez-vous des hommes féministes ?
-3ème partie (Imany) : Et vous, vous sentez-vous concerné ?

Nous pouvons voir que les clichés sont encore bien présents et que selon notre sexe à la naissance, nous allons avoir un rôle et un comportement socialement construit, c’est le genre. Ainsi, beaucoup de personnes interviewées dans la rue y compris les jeunes pensent que l’homme doit être fort, courageux et protecteur, et que la femme doit prendre soin, être douce, etc. Pourtant cela a un rapport avec les attentes de la société mais cela n’est pas lié aux chromosomes, ni à nos organes génitaux. Prune du CIDFF nous rassure :
La bonne nouvelle est que l’on va pouvoir déconstruire, c’est à dire ouvrir les possibles.
Tous les élèves devraient en principe dans le cadre de leur scolarité avoir 3 séances annuelles d’Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle (EVARS). Comme le souligne Camille du Planning Familial : « Cela n’est pas mis en œuvre, il y a moins de 15% des élèves (collèges, lycées) en France qui ont trois séances par an alors que la loi l’oblige ». Elle pense en tant qu’animatrice de ces ateliers que si c’était appliqué, cela serait vraiment un levier essentiel pour une société plus juste et égalitaire, avec moins de représentations homophobes et sexistes.
De plus aujourd’hui, il y a un retour du masculinisme et de l’hostilité par rapport à ces séances EVARS. Il y a aussi une montée du cybersexisme, une augmentation des LGBTphobies. Une des personnes de l’Éducation nationale ajoute en plus que ce n’est pas la priorité aujourd’hui.
Heureusement que les mouvements féministes sont là pour nous rappeler l’importance de l’égalité et de l’ouverture des possibles. Comme le précise Prune : « Les filles n’ont pas besoin d’être protégées, on a juste besoin de faire attention les uns aux autres ».
Un documentaire « Éduquons nos fils » peut aussi apporter des réponses sur la construction d’un homme dans nos sociétés. Pour le regarder : c’est ICI.















