La sChOOL, le tiers-lieu incontournable d’Antibes

En ce mois d’avril 2021, la sChOOL nous a ouvert ses portes et nous a accueilli pour nous parler de sa mission.

Sébastien Hamard, cofondateur de ce centre d’art urbain et musical implanté dans une ancienne école, a accepté de répondre à nos questions. Cet interview relate l’histoire, les projets et les initiatives de ce tiers-lieu atypique.

Une association déjà bien rodée

Sébastien Hamard dirige la structure associative Label Note qui gère le centre d’art urbain et musical la sChOOL. Avant la création de celui-ci, l’association était notamment connue pour les Nuits Carrées, un festival musical antibois à grand succès avec une programmation internationale s’adressant à un public local.

Il ne s’agit pas de juste peindre des murs, il faut que ça ait un sens social profond qui renvoie au rôle de l’art dans l’espace urbain ».

Elle organise aussi le festival d’art urbain Coul’Heures d’Automne qui redécore la ville d’Antibes avec des fresques murales et des installations éphémères. Les bureaux de Label Note étaient déjà installés dans une partie de l’ancienne école de la Croix Rouge. La création de la sChOOL fut l’occasion de réhabiliter l’établissement qui tombait en friche, en combinant ces deux thématiques, l’art urbain et la musique actuelle, en un unique lieu de vie. Inaugurée officiellement en septembre 2019, elle est le fruit de nombreuses années de travail sur les Nuits Carrées, et de multiples événements liés au street art qui se déroulaient sur tout le territoire.

Un tiers-lieu populaire

La sChOOL se veut un écosystème complet qui rassemble des activités et des dispositifs qui favorisent le développement et la pratique de la musique actuelle et des arts urbains. Avec ses deux cent mètres carrés de superficie, plus ses espaces extérieurs, ce tiers-lieu dispose de tous les outils nécessaires pour accompagner les artistes dans le cadre de leur développement. Que ce soit au niveau de l’infrastructure, des équipements, de l’aide sur des questions administratives, ou même de la diffusion par le biais du live club, la sChOOL réunit en un seul lieu tous les outils dont un artiste peut avoir besoin. Ses portes sont ouvertes à toutes et à tous, les enfants en bas âge comme les seniors sont autant les bienvenus. C’est un lieu culturel complet qui accompagne autant les amateurs que les professionnels.

La sChOOL s’adresse à toutes et tous, toutes les générations. Le but c’est d’en faire un lieu multi-générationnel qui ne met pas de barrière au public visé ».

Un incubateur de talent

La sChOOL, c’est aussi un incubateur qui promeut les projets artistiques et les projets de structures dans les domaines de la musique, des arts urbains et des médias. Jeunes entreprises, auto-entrepreneurs, artistes, structures de production d’artistes… peuvent tous avoir accès à cette pépinière. 

La Culture, c’est un peu le stylo qui écrit l’histoire… et qui écrira l’histoire de la sortie de crise, d’ailleurs ».

Un certain nombre d’outils, de ressources humaines, juridiques et administratives sont mises à disposition par cet incubateur d’initiatives culturelles innovantes qui favorise et facilite la création et le développement.

Le projet de la sChOOL, c’est essentiellement de créer les meilleures conditions de transmission des œuvres, musicales ou plastiques, entre les artistes et le public. Et les deux s’y retrouvent gagnant : les artistes sont encouragés et accompagnés dans leurs créations, tandis que l’accès à la culture est facilité pour le public. C’est un espace de rencontres, de découvertes et de discussions autour de l’art que chacun peut aborder comme il le souhaite.

Sur place, on est constamment entouré d’œuvres de street art qui se renouvellent régulièrement. L’ambiance est chaleureuse, colorée… on s’y sent bien. Les membres de la sChOOL sont accueillants, avenants, souriants et décontractés. Ils travaillent avec le sourire et semblent apprécier ce qu’ils font. C’est un véritable lieu de vie populaire et accessible, un tiers-lieu qui joue un rôle social, de quartier. Un espace où l’art et la culture sont omniprésents, et où l’utile et l’agréable s’harmonisent parfaitement dans un cadre presque idyllique et dans l’ère du temps.

Reportage de Geoffroy Stec,
dans le cadre d’une recherche appliquée pour les étudiants en Master DISTIC,
coordonné par Linda IDJERAOUI RAVEZ (maître de conférences) et Paul RASSE (professeur)
de l’Université Côte d’Azur.