Mercredi 19 mars, nous, équipe des reporters de Ligne16, avons accueilli la projection de 5 courts métrages dans le cadre du festival Au cinéma pour les droits humains et de l’inauguration de la fête du court à l’Entre-Pont au 109. Nous avions déjà interviewé Jean-Luc Levénès à l’initiative de cet événement pour voir des films qu’on ne voit pas ailleurs, qui a lieu tout le mois de mars dans les régions du sud méditerranéen depuis 2003.
Avant la projection, nous avons rencontré deux bénévoles d’Amnesty qui sensibilisent et font signer les pétitions des gens emprisonnés injustement. En France, il y a plus de 130 milles personnes engagées dans cette ONG et plus de 10 millions dans le monde. Leur but est de défendre les droits humains et de signaler les exactions. Plus il y a de signatures recueillies, plus Amnesty arrive ensuite à obtenir la libération des personnes enfermées et torturées.
Après la projection des films, un débat a eu lieu avec la présence de Simon Panay, le réalisateur de « L’enfant à la peau blanche » et de la productrice Yanna Buryak du film d’animation « Father’s letter« .
Les web reporters ont ensuite recueilli la parole des participants pour connaître leurs ressentis. On entend la voix de Simon Panay, de deux anonymes bouleversées, d’un jeune iranien réfugié à Nice qui est d’ailleurs intervenu dans le débat, pour préciser qu’en Iran la situation est bien pire que ce qu’on voit dans les deux courts métrages montrant le régime iranien sans limite pour faire taire ceux qui osent le défier.
Ces films sensibilisent et montrent que les droits humains dans le monde sont évidemment malmenés, à des fins d’exploitation pour s’enrichir et garder le pouvoir. Les questions de certains adolescents présents à cette séance, nous montrent bien l’intérêt d’un tel festival : « C’est quoi un goulag? » ou encore « Mais, c’est l’État qui ordonne ça ? ». Ils réalisent en effet, que oui, il y a encore beaucoup trop d’États répressifs dans le monde capables d’orchestrer des systèmes très puissants basés sur l’intimidation, la manipulation, la torture, l’enfermement des populations pour se maintenir au pouvoir et s’enrichir encore plus, sans empathie avec leur propre peuple.
Aminata et Tania (article et montage), Yassir, Ela, Nada (interviews),
Menele (photos) et Fredo (régie technique),
avec Jean-Luc Levénès du festival (Amnesty International),
Laurent Trémeau et Julien de la fête du court métrage.










