Avis sur « les arts urbains » à Éclairage public #5

La 5ème édition d’Éclairage public a eu lieu du vendredi 24 au dimanche 26 septembre 2021 au 109, pôle de cultures contemporaines de la Ville de Nice. Cet événement initié par la Ville propose tous les ans un week-end de festivités (spectacles, ateliers, expositions…) gratuit pour tous les publics. Cette année, le thème choisi a été « les arts urbains ».

Les web reporters du média Ligne16 ont tout au long des trois jours, été interviewé les publics et acteurs de la manifestation et ont posé à chaque fois ces deux questions : « D’après vous, qu’est-ce que l’art urbain ? «  et aussi : « Quel est l’intérêt de développer les arts urbains dans une ville ? » 

Christine Parasote, coordinatrice du festival Éclairage public

Ils ont interrogé Christine Parasote, chargée de production des événements au 109 et coordinatrice du festival Éclairage public. Christine nous rappelle l’initiative de ce festival et les points forts de cette 5ème édition. 

Interview de Christine Parasote par Malia et Ela avec Alicia preneuse de son : 

Interrogée par Malia sur la création et les débuts de ce festival, Christine nous mentionne Cédric Teisseire, le conseiller artistique du 109. C’est celui qui a eu l’idée de créer Éclairage public pour que tous les résidents du 109 puissent montrer ce qu’ils font toute l’année avec des artistes qu’ils invitent et pour croiser aussi les disciplines.

L’art urbain, c’est l’art dans la rue et quelquefois et la plupart du temps, c’est un art interdit.

Pourquoi avoir choisi le thème des arts urbains ?

Étant une thématique appréciée par Robert Roux, adjoint à la culture de la Ville de Nice, c’est un sujet qu’il a beaucoup développé dans la ville en proposant des murs d’expression libre que les artistes professionnels ou amateurs peuvent utiliser. Le but cette année, était de permettre à l’un des pionniers du street art en France, Speedy Graphito, d’inviter des artistes pour qu’ils proposent plusieurs fresques. 

Pour Christine, la définition de l’art urbain fait toujours débat, mais si elle devait le définir, elle dirait que c’est « l’art dans la rue, un art interdit ». Cela permet d’échanger, de discuter, d’être enthousiasmé, de choquer et de fabriquer beaucoup d’émotions. Pour citer les temps forts de ces trois jours, Christine mentionne les 25 ans de la Station (1er résident au 109), le Festival International de Hip-hop, le frigo 16 et les concerts de Panda, les graffs effectués par Speedy Graphito et ses invités, sans oublier les démonstrations de BMX et VTT slopestyle.

Avis des publics rencontrés

Les web reporters ont réalisé le montage de l’ensemble des paroles capturées durant les trois jours sur ce sujet des arts urbains et sur l’intérêt qu’ils apportent à ceux qui habitent la ville.

Voici le montage de Malia sur l’ensemble des avis récoltés durant le festival :

D’après vous, qu’est-ce que l’art urbain ? 

Selon Philippe, l’art urbain c’est une très bonne manière d’occuper des espaces souvent laissés à l’abandon, pour la plupart bétonnés. Il y a des artistes urbains qui ont des visions incroyables et qui arrivent à combiner des choses imprévues.

C’est super agréable de se balader dans des villes où il y a un geste artistique proposé.

Pour Florian, c’est une forme d’expression et une façon d’embellir l’espace public. 

Sacha aime certaines choses, d’autres moins, mais l’art urbain, c’est quelque chose, dans l’ensemble, qui l’intéresse. 

Annie pense que c’est nécessaire à la ville pour y apporter un peu de poésie, de rêve et permettre de nous évader.

Alain quant à lui, trouve que c’est absolument essentiel d’avoir de l’art urbain dans la ville, parce que cela apporte de l’animation. Il compare l’effet de cet art à celui des fleurs qui poussent dans des champs.

Oriane définit cette expression comme ce qui est dans l’espace public et ce qui est accessible à tous. Elle associe cet art bien évidemment aux graffitis, mais aussi à la musique, à la danse, à « tout ce qui se transmet d’une personne à l’autre librement ». 

Quel est l’intérêt de l’art urbain ? 

L’art urbain a plusieurs intérêts. Pour Sébastien, par exemple, cela permet d’éclairer la ville, d’y mettre des couleurs. Pour Philippe, cela lui permet de voir la ville et la vie différemment. Jean Baptiste lui pense que l’art urbain aide à voir plusieurs choses différentes et diverses formes d’expression. Pour Élodie et Joël, c’est une manière d’exprimer ses émotions et d’embellir la ville. L’intérêt est aussi celui de « pouvoir passer de bonnes soirées culturelles » avec ses copains, à deux pas de chez soi, nous exprime Maxime. Cela fait sourire, rêver tout le monde. C’est aussi un moyen de se poser des questions, nous dit Alain.

Michel Sajn, directeur de la publication de LA STRADA

Michel Sajn est directeur du journal La Strada et gérant d’Image Publique. Il définit les arts urbains avant tout comme « la récupération de la rue », la réappropriation de l’espace public. 

Les arts urbains c’est d’abord la récupération de la rue.

Il nous parle de Verbes d’Etat, une association qu’il a initiée avec Evelyne Pampini sa compagne et Gabriel Basso, dans les années 80. Celle-ci consistait à proposer des événements, type peinture en direct dans la rue, afin de laisser la libre l’expression de l’individu. Speedy Graphito a fait parti des premiers artistes invité en 1985. « On tenait au métissage et aux différents modes d’expression » exprime t-il. L’art urbain c’est tout ce qui intéresse la rue, l’espace public. Et pour lui, la rue il faut la récupérer. Pour Gaby, les arts urbains ont un énorme intérêt pour une ville car cela va lier les gens du quartier et toutes activités artistiques. 

Reportage de Malia, Mohamed, Maï, Ela, Alicia avec Diana & Tania.