Le 109 en action pour le festival MOVIMENTA

« Voir ce qui est dit » de Camille Llobet

Du 11 au 18 novembre, dans le cadre du festival MOVIMENTA organisé par l’Eclat, le 109 s’est mis en action simultanément à travers 4 espaces d’exposition : la grande Halle avec 8 installations d’artistes sélectionnés pour le prix de la jeune création Movimenta, le Hublot à l’Entre-Pont avec « Arrêt sur image » qui a présenté 5 installations vidéos et interactives, La Station avec « En attendant Mars » de Bertrand Dezoteux ; et enfin, l’Espace gaming de Marc Monticelli qui proposait de revoir l’histoire des jeux vidéos et d’y jouer.

Toute la semaine, des centaines de visiteurs dont des scolaires (plus de 200 élèves d’établissements du département), ont pu découvrir les lieux et les différentes propositions artistiques autour de l’image animée de cette première édition de Movimenta.

Interview d’Estelle Mace
C’est quoi « MOVIMENTA » ?

Estelle Mace de l’ECLAT, co-directrice artistique et coordinatrice générale de l’événement,  nous parle de l’objectif du festival, de l’organisation de cet événement depuis 3 ans, de la réaction des publics, de sa communication envers les habitants et des propositions faites dans les différents lieux à Nice.

L’interview a été réalisée au vernissage d’Arrêt sur image à l’Entre-Pont, le lundi 13 novembre. On l’écoute (4’01) :

 

Warren O’Donnell est en service civique pour organiser le festival MOVIMENTA. Il est très investi dans sa mission et nous informe également sur l’événement.

 

 

 

 

 

 

Interview de Warren, réalisée par Louise Mahler, web reporter de Ligne16 (1’28) :

 

Dans la grande Halle, « Axiome », un récit familial et interactif
Sophie Dloussky et Warren O’Donnell

L’installation interactive Axiome dans laquelle le joueur utilise la réalité augmentée pour faire la lumière sur une famille anodine, a bien plu aux visiteurs. Sophie Dloussky et Warren O’Donnell en assuraient la médiation.

Sophie Dloussky nous parle de l’atmosphère de nostalgie évoquée dans cette pièce de par son décor et de par l’absence des personnes qui composent cette famille. Le visiteur doit retrouver son histoire.

Axiome a été pilotée par Guillaume Voisinet, développé par Thomas Francisco et Clément Rondeau, désigné par Tara Quinsac, Clémentine Soulard-Pignon et Tristan Pradens, tous étudiant(e)s de l’École Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques du Centre National des Arts et Métiers.

Interview de Sophie Dloussky par Louise Mahler (3’28) :

 

« Axiome », installation interactive

Nous avons pu rencontrer des élèves du collège Nucéra accompagnées par leur enseignant à la suite de leur visite de l’installation Axiome. Elles nous ont exprimé leurs ressentis, de ce qu’elles ont aimé dans cette pièce :

Échanges avec Oussounati, Myriam, Alexia, Yasmina, Kariline et Aïfa, et Louise, Warren, Tania (1’57) :

 

« Arrêt sur image » proposé par le Hublot

Le Hublot installé à l’Entre-Pont, a présenté une exposition de 5 installations vidéos et interactives, intitulée « Arrêt sur image ». L’espace accueil et la salle de spectacle ont été transformés pour l’occasion en un espace d’art contemporain avec Agora(s) de Nicolas Clauss, Infinity II et IV de Hee Won Lee, The Waves de Thierry Kuntzel, Opposite de Frédéric Alemany et Man at Work de Julien Maire.

Nicolas Clauss nous parle de son installation générative Agora(s), créée à partir d’images filmées dans différents espaces publics dans le monde.

« C’est un travail sur le mouvement, sur l’espace public, sur les corps individuels, les corps collectifs, sur l’occupation de l’espace ; il y a une dimension chorégraphique, une dimension sonore », nous explique t-il dans cet entretien, réalisé par Louise Mahler (2’36) :

 

The Waves de Thierry Kuntzel

Nous avons eu la chance également de rencontrer Corinne Castel, la productrice de l’œuvre interactive « The Waves » de Thierry Kuntzel, décédé en 2007. Celle-ci nous évoque un hommage à Virginia Woolf, et nous apprend que l’oeuvre sera en installation permanente à Nantes.

 

 

 

Interview de Corinne Castel par Louise Mahler (2’09) :

 

Isabelle et Louise

Tout au long de la soirée du vernissage de l’exposition, Louise est allée à la rencontre des visiteurs. Elle a recueillie des témoignages sur les œuvres, l’art numérique, des avis sur ce nouveau lieu l’Entre-Pont, le 109. Elle a aussi demandé si les nouvelles technologies avaient leur place dans l’art. Autant de paroles instructives exprimées par des personnes venant d’horizons divers. Tous ces beaux échanges ont été réalisés dans l’ambiance de la soirée d’ouverture, le lundi 13 novembre.

Recueil d’interviews des personnes présentes à l’exposition avec Laure, Guillaume, Philippe, Tiago, Mickaël, Isabelle et Gisèle (19’08) :

 

 

Reportage photos des installations par le photographe Laurent Thareau : Agora(s) de Nicolas Clauss, Infinity II et IV de Hee Won Lee, The Waves de Thierry Kuntzel, Opposite de Frédéric Alemany et Man at Work de Julien Maire.

 

Toute la semaine, Frédéric Alemany et Jerill Quere du ConnecticTIC Lab 3D ont également proposé aux élèves un atelier de 2 heures permettant de créer des mondes en 3D avec le logiciel Blender.

Voici une sélection des rendus des paysages 3D créés :

 

Bertrand Dezoteux à la Station

La Station, espace d’art contemporain à l’année, a proposé aux visiteurs l’exposition de Bertrand Dezoteux « En attendant Mars ». Cette exposition présente un voyage issu d’une histoire vraie : celle d’une expédition vers la planète rouge, expérience scientifique intitulée « Mars 500 ». L’artiste expose les marionnettes dans leur environnement enfermé dans la station spatiale Russe ; Les marionnettes exposées ont servi à réaliser le film vidéo projeté qui raconte cette histoire. L’exposition est encore ouverte jusqu’au 23 décembre.

 

L’espace gaming de Marc Monticelli

Dans le frigo16, Marc Monticelli, responsable de l’association Turing Hors Les Murs, a proposé la relation entre sciences et jeux vidéo. Le concept était le suivant : expliquer aux publics les jeux vidéos de notre quotidien leur relation avec les avancées scientifiques et d’ingénierie grâce à eux. On retrouvait un jeu spécifique à chaque prouesse technologique, une déambulation chronologique était mise en place. Nous commencions avec la caverne, sur le même système que flappy bird, expliquant les principes de bases d’un jeu vidéo : c’est à dire un personnage, une interaction et une image rétro-éclairée. Ensuite, l’évolution se faisait petit à petit avec la compréhension du Jeu Pong et de son « grand frère » Tennis For Two, en expliquant qu’il a fallu 8 ans de recherches pour passer d’un oscilloscope à une console de salon. Enfin, après la Super Nes, Plug&Play, la Playstation 1, …, on finissait par la xbox one ou la PS4. Chaque jeu présenté rappelait des souvenirs pour toutes les générations, c’était un espace scientifique, technologique, ludique et pédagogique. Par Romain Menassol, médiateur de l’espace gaming.

Les ressentis des publics rencontrés durant toute la semaine

Louise a recueilli des témoignages sur les impressions des expositions de ces 4 espaces du 109.
Voici un montage avec des médiateurs de Movimenta, des élèves, des jeunes qui sont venus avec des associations, comme le Village, l’ATE (7’37) :

 

 

Reportage de Louise Mahler et Tania Cognée.